Partagez|

Étoile de la Louve | « Parce que pour vivre, il faut se jeter dans le vide. » |

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage
Corbeau


avatar
Puf (surnom) : Paillou/Paillasson
Messages : 0
Date d'inscription : 10/02/2016

Votre Chat
Points de Rp: 0
Age en lunes : : 32 lunes
Famille:
MessageSujet: Étoile de la Louve | « Parce que pour vivre, il faut se jeter dans le vide. » | Sam 23 Mai - 23:06

MUSIQUE D'AMBIANCE (clique)


Étoile de la Louve

 

Informations

Nom de votre Personnage :: Petite LouveNuage d'une LouveAmour d'une LouveEtoile de la Louve
Age en Lunes :: 32 lunes
Race ::  Gouttière
Rang::  Chef ?
Clan ::  Ombre
Son But ::  Tenter d'arracher son Clan des griffes des hurlements retentissants.

Derrière l'écran

Comment a-tu découvert le forum :: Pub
Comment le trouve-tu ::  Bien, j'aime beaucoup le desing. Cependant, il y a des fautes d'orthographe qui me piquent les yeux, mais bon, je suis très très pointilleuse sur ce point, alors... :')
Tes disponibilités ::  8-9/10 (je suis en vacances dans 2 semaines, donc je viendrai surement tous les jours ou tous les deux jours maximum).
A-tu lu le règlement :: Élémentaire mon cher Watson
si oui la preuve ( codes ) ::  VALIDÉ
Autre ::  //

Physique
Physique

« Les heures effleurèrent d'un vol étranger cette extase où se mêlaient, pour la première fois, la terre et le ciel. »

On m'a souvent dit que rien n'était tout blanc ou tout noir. Il existerait un mélange parfait, harmonisant ces deux teintes à la perfection. Pourtant, j'ai toujours cru que deux couleurs ne pourraient jamais coexister. Chacune possédait ses propres variantes, et ne pouvait être mariée à une autre. Cela voudrait donc dire que je suis corrompue ? Les deux couleurs m'habitant, beige et blanc, ne peuvent s'entendre, ne peuvent s'embrasser. Cela fait-il de moi quelqu'un de désaccordé ? Comme les cordes d'un violon que l'on aurait trop souvent fait danser au rythme de la musique qui l'entourait ? Est-ce que l'âme des violoncelles est emportée dans le cri d'une corde qui se brise ?
On me disait finalement que non. Que ce n'était qu'un pelage. Une enveloppe charnelle qui n'était qu'un masque de l'être que nous étions vraiment. Je me suis longtemps regardée dans l'eau qui clapotait seule, me rappelant sans cesse à quoi je ressemblais. Et je me répétais ce qu'on me disait. Ce ne sont que des couleurs. Les couleurs ne font pas ce que vous êtes, ce ne sont que des déguisements. A l'intérieur, nous avons tous la même couleur. Ce rouge interminable qui nous donne la possibilité d'être ce que nous sommes.

Je n'ai jamais rien trouvé à redire sur mes yeux. Ils sont simples, eux. Ils sont normaux, banals. Personne ne m'a jamais parlé d'eux. Surement parce qu'il n'y a rien à dire. Ce ne sont que deux prunelles rondes, scintillantes, avides de vérité. Deux saphirs aux soifs inassouvies. Deux pierres qui n'ont pas vraiment de valeur. Deux galets bleutés, qui, ce soir, brillaient comme si ils venaient d'être quittés et comme si le magnétisme exquis de la Mort les pénétrait encore.
Caractère
Caractère

« La nuit, entre la veille et le sommeil, des paroles entendues très bas : tout l'avertissait. C'était une négation de la Mort élevée. »

Les ombres. Elles sont partout. Elles restent innocentes lorsqu'elles ne font que se promener sous vos pattes, mais au moment même où elles se décident à pénétrer dans le plus profond de vos pensées, votre vision des ombres changent totalement. A partir de cet instant, vous n'arrivez plus à penser, vous êtes comme pris dans la glace, incapables de bouger. Une pression psychique vous empêche de réaliser les mouvements que vous désirez effectuer. Tout est silencieux, vous ne respirez plus, vous ne sentez plus de la même manière. Vous apprenez à savourer chaque moment où ces ténèbres se dissipent enfin. Une lapée d'eau fraîche, une partie de chasse. Bien sur, les autres aussi avalent de l'eau, mais ils n'y goûtent jamais vraiment.

Vous ne voyez certainement pas où je veux en venir, n'est-ce pas ? Tout ça pour dire que mon caractère n'est plus que lié à l'obscurité. Oh, je ne suis pas insensible, non, bien sur que non. Je ressens toute sorte de choses, la joie, la tristesse, la peur, l'amour, l'affection, l'amusement. Je suis comme vous. Disons simplement que toutes mes émotions sont comme voilées. Recouvertes d'une couverture noire, que je n'arrive pas à enlever. Elle s'est cousue dans mon esprit. Elle me rappelle sans cesse le son passé des mélodies, les paroles enivrées de jadis, les étoffes qui couvraient les corps et en gardaient le parfum, ces pierreries magiques qui la voulaient, dans leur obscure sympathie, et surtout l'immense et absolue impression d'une présence fantomatique, opinion partagée à la fin par les choses elles-mêmes.

Histoire
Histoire

« Une présence flottait dans l'air : une forme s'efforçait de transparaître, de se tramer sur l'espace devenu indéfinissable. »

Ça a commencé avec quelques taches noires devant les yeux. J'ai d'abord pensé à une sorte d'allergie, mais elles ne voulaient pas partir. Le Guérisseur ne parvenait à trouver leur signification, et se contentait de nous dire d'attendre, que la vision de ma mère finirait bien par revenir à la normale. Mais ce n'est pas ce qui est arrivé. Bientôt, toute sa vue fut brouillée par un voile gris, tel un matin banal sombre et pluvieux, qui ne s'enlevait plus. Et tout le monde savait qu'être aveugle alors que l'apocalypse planait au dessus de nous, n'était pas une bonne chose. Pour le Clan tout entier, ma mère avait déjà une patte dans sa tombe.

Les choses auraient pu s'arrêter là. J'aurai pu passer le reste de ma vie à m'occuper de ma maternelle, me résignant à participer activement à la vie au sein du Clan. Mais le destin eut l'air d'en avoir décidé bien autrement. Ce fut le jour où j'ai insisté pour que ma mère aille prendre l'air. Depuis sa cécité persistance, la chatte s'était isolée, ne mangeait plus et ne parlait plus. La voir dépérir, comme une bougie vieillissante et s'éteignant pour laisser s'échapper de la cire fumeuse à l'odeur âcre, me brisait le cœur dont les gouttes de sang se dispersaient au sol, comme des œillets sur de la neige. Mais je n'aurai pas du faire ça. Ce fut surement la pire erreur de ma vie. Elle est partie tôt le matin, pour avoir le temps de marcher, de parler, de respirer. Mais elle n'est jamais revenue.

J'avais d'abord pensé qu'un animal lui avait foncé dessus, alors qu'elle était peut-être en train de penser à je ne sais quoi. Je m'étais alors dit que si j'avais pu le prendre en chasse, je l'aurai égorgé jusqu'à ce que ses cris se transforment en plaintes désespérées et suppliantes pour sa minable survie. Je m'étais dit que ma mère ne l'avait pas vu. Elle l'avait bien senti, mais ses yeux perdus dans les profondeurs d'un océan d'encre où la lumière mourrait avant même d'y entrer, l'avait empêché d'éviter la bête. L'autre l'avait percuté de plein fouet et s'était enfuie. Morte, sur le coup. Mais non, ce n'est pas du tout ce qui s'est passé. Elle s'est faite avoir. Elle s'est faite avoir par ces terribles hurlements qui vous font frissonner et vous pétrifient sur place, lorsque la lune se dresse dans la nuit. Elle s'est volatilisée, évaporée, comme tous les autres avant elle.

A l'instant même où je me suis penchée sur au dessus d'une ancienne flaque d'eau, la pluie s'est mise à tomber à nouveau. Cette douce pluie rassurante que l'on bénie lorsqu'elle vient transpercer les nuages et s'abattre sauvagement sur le sol qui gémit sous l'humidité le rencontrant. C'est lorsque mon reflet s'est brouillé que je l'ai aperçu. Je crois l'avoir aperçu. Une forme blanche, imparfaite et pourtant reconnaissable, prenant place dans l'eau à la place de mon visage glacé.

« Tu es morte. »

A l'instant même, à cette parole, la mystique veilleuse de l'iconostase s'éteignit. Mon rêve venait de se dissoudre d'un seul coup ; j'avais brisé le magnétique fil de sa trame radieuse avec une seule parole. L'atmosphère était maintenant, celle des défunts. Et je me rendis alors compte que cette bruine qui me coulait le long du dos, était douloureuse. Comme les larmes de verre menaçant de quitter mes iris, agrégées illogiquement et cependant si solides qu'un coup de maillet sur leur partie épaisse ne les briserait pas. Elles tombent en une subite et impalpable poussière, tout s'était évanoui.

Je m'en suis longtemps voulu. Et aujourd'hui encore, je m'en souviens encore. Je m'en souviendrais jusqu'à la fin de mes jours. Malgré les ombres prenant place dans mon cœur, le faisant gonfler de chagrin jusqu'à ce qu'il vienne écraser ma cage thoracique, j'ai décidé de me battre. Pour elle, pour nous. Je suis montée, de grades en grades. Et j'ai fini au sommet du sommet. Chef de mon propre Clan. Je ne désire plus qu'une chose à présent : protéger les miens de ce qui m'a arraché ma mère.
Parfois, lorsque je me retrouve seule, cherchant désespérément le sommeil, je pense à elle. Que se serait-il passé si je ne l'avais pas poussé à partir se promener ce jour là ? Je me dis alors que je ne mérite pas le grade que j'ai aujourd'hui. Je ne mérite pas d'être aussi hautement placée. Et lorsque je me rend compte de mes erreurs, j'ai soudainement envie de crier. Alors j'ai hurlé. Hurlé jusqu'à ce que je sois persuadée que la lune m'ait entendu.


© FICHE CRÉÉE PAR REIRA DE LIBRE GRAPH'
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Oeil de Glace


avatar
Puf (surnom) : Wendy, Auty ou Glagla
Autres Comptes : Non.
Messages : 13
Date d'inscription : 26/04/2015
Localisation : Je suis sur mes gardes dans un endroit inconnu pour tous...

Votre Chat
Points de Rp: 0
Age en lunes : : 21 lunes
Famille:
MessageSujet: Re: Étoile de la Louve | « Parce que pour vivre, il faut se jeter dans le vide. » | Dim 24 Mai - 6:54

BIENVENUE!
Très Belle présentation, vraiment rien à dire, elle est vraiment parfaite ! Code validé au passage et bien sur tu as l'autorisation d'être chef.

Ps: Il y a beaucoup de fautes mince, pourrais-tu me dire les fautes principales par MP pour que je puisses les corriger ?

Validé!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://lanuitdelgdc.forumactif.org
Etoile des Abysses


avatar
Puf (surnom) : Léo
Autres Comptes : //
Messages : 0
Date d'inscription : 10/02/2016

Votre Chat
Points de Rp: 0
Age en lunes : : 22
Famille:
MessageSujet: Re: Étoile de la Louve | « Parce que pour vivre, il faut se jeter dans le vide. » | Mer 27 Mai - 10:50

Bienvenue ici cher premier membre officiel ♥
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé


MessageSujet: Re: Étoile de la Louve | « Parce que pour vivre, il faut se jeter dans le vide. » |

Revenir en haut Aller en bas
Étoile de la Louve | « Parce que pour vivre, il faut se jeter dans le vide. » |
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1
Sujets similaires
-
» 4.1.11, le patch qu'il vous faut... parce qu'il vous le faut
» Parce que y'a pas que son cul dans la vie....
» [A lire] Le Renard et la Louve
» Umbre Tombétoile
» Estreïlla - L'étoile guérisseuse

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
The Night :: Votre Personnage :: À l'Aventure :: Présentations Validés-